Près de 500 personnes, collégiens, lycéens, étudiants, enseignants, éducateurs et personnels se sont réunies mardi pour vivre ensemble notre célébration de rentrée proposée par M. Vanden Berghe, autour du thème qui guidera cette année : « Construire un monde plus fraternel avec Marie ».
Un temps un peu différent dans le rythme de la rentrée, proposé à tous pour prendre de la hauteur, réfléchir, écouter et s’interroger sur la manière dont chacun souhaite vivre cette nouvelle année.
Dans son mot d’accueil, M. Mur a d’abord rappelé toute la diversité de notre communauté. Nous n’avons pas tous le même âge, la même histoire, la même culture ou les mêmes convictions. Certains sont croyants, d’autres non. Pourtant, chacun a sa place et chacun est le bienvenu.
Faire communauté, c’est justement apprendre à se rassembler au-delà de nos différences.
Quelques jours après la visite à Lourdes d’une cinquantaine de jeunes et d’adultes du Campus pour la venue du pape, cette célébration a aussi permis de revenir sur un message entendu lors de cette journée exceptionnelle : celui d’une fraternité faite d’écoute et d’estime réciproque, y compris envers ceux qui ne partagent pas nos convictions.
Une phrase a particulièrement résonné : « Notre combat n’est pas un combat contre les autres. »
Face aux inquiétudes que peuvent ressentir les jeunes devant le monde qui les entoure, ils ont ainsi été invités à ne pas rester dans la peur ou le découragement, mais à transformer leurs préoccupations en espérance et en engagement. Ils sont, dès aujourd’hui, acteurs et actrices du monde qu’ils souhaitent construire.
Et si la fraternité commençait dans la classe ?
Mais comment construire concrètement un monde plus fraternel ?
La réflexion est partie d’un lieu très proche des élèves : leur classe. Qu’est-ce qui peut rendre une classe vraiment solidaire ? Comment rester unis malgré les différences de chacun ?
Écouter, aider, respecter, soutenir, comprendre, partager… autant de réponses qui montrent que la fraternité ne se construit pas uniquement à travers de grands projets. Elle commence dans les petits gestes du quotidien.
Au Campus, cette volonté de s’engager prend déjà une forme très concrète : 298 responsabilités ont été prises par les élèves depuis le début de l’année. Autant de façons de rendre service, de participer à la vie collective et de prendre soin des autres.
Car chacun est utile. Chacun apporte quelque chose au groupe. Et personne ne peut avancer complètement seul.
À travers la chanson de Jean-Jacques Goldman, On peut faire la lumière ensemble, puis un extrait du film Le Garçon qui dompta le vent, les jeunes ont été invités à réfléchir à leur propre capacité d’agir.
L’histoire de William, ce jeune garçon qui utilise ce qu’il a appris pour venir en aide à son village, rappelle aussi le sens de l’école : apprendre pour comprendre, mais aussi pour devenir capable de créer, d’agir et de transformer ce qui nous entoure.
La figure de Marie est ensuite venue éclairer cette réflexion. Lors de l’Annonciation, elle reçoit une nouvelle inattendue et choisit de dire « oui ». Un oui qui ouvre un chemin.
À leur tour, les jeunes ont été interpellés : à quoi sommes-nous prêts à dire oui cette année ? Quel petit bout du monde sommes-nous prêts à changer ?
Construire un monde plus fraternel commence peut-être tout simplement par savoir regarder.
Dans une classe, certains sont très visibles et d’autres beaucoup moins. Que faisons-nous lorsqu’un nouvel élève mange seul ? Lorsqu’un jeune est exclu d’une conversation ? Lorsque quelqu’un semble triste, isolé ou en difficulté ?
Le chemin de la fraternité passe par cette capacité à regarder, écouter et ne pas détourner les yeux.
Tout au long de l’année, les élèves qui le souhaitent pourront également choisir différentes manières de poursuivre cette réflexion et de nourrir leur chemin personnel à travers les propositions pastorales du Campus.
Cette célébration de rentrée s’est ainsi achevée sur une invitation simple pour l’année à venir : construire des ponts, savoir dire oui, prendre soin les uns des autres et faire vivre dès aujourd’hui au Campus la solidarité que nous souhaitons voir grandir dans le monde de demain.
À chacun désormais de trouver sa façon d’y prendre part.