Catégorie : Vie sur le Campus
La solidarité pour les élèves internationaux !
A cette rentrée 2020, le Campus La Salle Saint Christophe accueille 72 élèves qui ne sont pas de nationalité française représentant 27 pays à travers la planète , soit 14% de l’effectif.
Répartition des élèves internationaux, n’ayant pas la nationalité française :
- Afrique (36 élèves) : Algérie (5), Bénin (3), Cameroun (2), Centrafrique (1), Comores (1), Congo (5), Côte d’Ivoire (3), Gabon (9), Madagascar (1), Mali (1), Maroc (1), Sénégal (1), Tchad (1), Tunisie (1), Zaïre (1)
- Europe (30 élèves): Allemagne (3), Belgique (2), Espagne (10), Hongrie (1), Portugal (1), Royaume-Uni (7), Roumanie (1), Suisse (3), Ukraine (2)
- Asie : Thaïlande (1)
- Amérique : Etats Unis (4), Mexique (1)
Pour contribuer à leur réussite scolaire, les élèves non-francophones bénéficient de dispositifs spécifiques d’aide à l’intégration comme les cours de Français Langue Etrangère (FLE) assurés par Nina Honnay le vendredi de 16h à 18h (12 élèves concernés à cette rentrée répartis en 2 groupes : débutants et confirmés). Ces Elèves Allophones Nouvellement Arrivés (statut « EANA ») sont scolarisés au collège ou au lycée pour des périodes de 6 semaines, un trimestre ou l’année scolaire 2020/21.
Pour faciliter leur insertion sociale au sein de la communauté éducative, des binômes ont été mis en place. L’élève allophone est ainsi parrainé par un élève francophone volontaire pour l’accompagner dans la vie quotidienne : orientation, rencontres, aide aux devoirs, organisation de la vie à l’internat et dans l’école, mise en relation avec des adultes relais, etc.
Depuis la rentrée, des rencontres ont été organisées avec ces jeunes pour la mise en place des cours de FLE et de l’accompagnement par le tutorat.
L’aumônerie du secteur de l’Astarac : rencontre inspirée de « Laudato Si »!
L’aumônerie du secteur de l’Astarac a décidé cette année pour ses rencontres de s’inspirer de l’encyclique du Pape François « Laudato si »
Voici des extraits de cette encyclique sur lesquels nous nous sommes appuyés pour notre 1ere thème de réflexion;
« les textes bibliques ….nous invitent à ‘‘cultiver et garder’’ le jardin du monde (cf. Gn 2, 15). Alors que ‘‘cultiver’’ signifie labourer, défricher ou travailler, ‘‘garder’’ signifie protéger, sauvegarder, préserver, soigner, surveiller. Cela implique une relation de réciprocité responsable entre l’être humain et la nature. Chaque communauté peut prélever de la bonté de la terre ce qui lui est nécessaire pour survivre, mais elle a aussi le devoir de la sauvegarder et de garantir la continuité de sa fertilité pour les générations futures ; car, en définitive, « au Seigneur la terre » (Ps 24, 1), à lui appartiennent « la terre et tout ce qui s’y trouve » (Dt 10, 14) »
« Nous avsons grandi en pensant que nous étions ses propriétaires et ses dominateurs, autorisés à l’exploiter. La violence qu’il y a dans le cœur humain blessé par le péché se manifeste aussi à travers les symptômes de maladie que nous observons dans le sol, dans l’eau, dans l’air et dans les êtres vivants. C’est pourquoi, parmi les pauvres les plus abandonnés et maltraités, se trouve notre terre opprimée et dévastée, qui «gémit en travail d’enfantement» »
« Le Catéchisme l’enseigne ainsi : « L’interdépendance des créatures est voulue par Dieu. Le soleil et la lune, le cèdre et la petite fleur, l’aigle et le moineau : le spectacle de leurs innombrables diversités et inégalités signifie qu’aucune des créatures ne se suffit à elle-même. Elles n’existent qu’en dépendance les unes des autres, pour se compléter mutuellement, au service les unes des autres ».6«
Après une première soirée au cours de laquelle nous avons regardé la première partie du film « Demain » et débattu sur l’écologie, nous sommes allés à la micro-ferme « le rocher » de Miélan qui démarre tout juste son activité. En effet Emmanuelle et Olivier Lavernhe, chrétiens engagés, ont décidé de changer radicalement de vie et de se lancer dans le maraichage et l’arboriculture en suivant les principes de la permaculture ; ils nous ont fait la joie de nous accueillir pour nous parler de ce choix !
Le matin leur témoignage et explications sur la permaculture et leur projet de vie, a beaucoup intéressé et touché les jeunes. Puis le Père Ferran a dit la messe sur place, messe joyeuse et recueillie grâce à l’animation musicale de Didier Dourthous, de son fils et de Blanche Lefort !!
Après un repas pris dans la joie, nous nous sommes partagés en ateliers afin de « mettre la main à la pâte » pour mieux appréhender ce qu’était la permaculture et donner un coup de main à Emmanuelle et Olivier : construction d’un poulailler, montage d’outil, paillage de parcelles, ramassage de bois devant être broyé … Tout cela dans la joie et la bonne humeur. L’après-midi passa bien trop vite au goût de tous !!
Une dernière mise en commun sur ce que les jeunes avaient aimé et retenu, les remerciements chaleureux tant d’Emmanuelle et Olivier pour l’aide apportée que des jeunes pour leur accueil et leur témoignage et la fin du WE était là.
Rentrée 2020 !
COVID 19 : comment s’inscrire pour Septembre 2020.
Continuité pédagogique
Le Campus s’engage pour le climat avec la Région !
L’école du cœur avec Mécénat Chirurgie Cardiaque
Cette année, un projet est né suite à la formation lasalienne N+5. Rachel COMBES et Frédéric NEAU ont donc réfléchir à la mise en place d’un projet basé sur les valeurs du PEJ (Parcours d’Éducation à la Justice) :
- La bienveillance
- La solidarité
De par l’expérience de Frédéric NEAU, le projet s’est centré sur une association particulière dont il fait partie, « Mécénat Chirurgie Cardiaque ». L’objectif de cette association est de « donner la chance à un enfant du monde qui souffre d’une maladie cardiaque congénitale de venir se faire opérer en France ».
Ces enfants sont essentiellement originaires d’Afrique Subsaharienne (nous faisions déjà un premier lien avec nos élèves accueillis sur le Campus et la Fraternité Internationale). L’association entend opérer 250 enfants cette année. L’objectif des « écoles du cœur » est de contribuer à en sauver 25.
Actuellement, une opération cardiaque en France coûte 12 000 euros. Nous souhaiterions donc devenir partenaires et collecter des fonds afin de pouvoir aider un enfant.
Au-delà de notre inscription dans ce projet « d’école du cœur », notre démarche vise également un échange entre les élèves de 6ème et la filière SAPAT. Nous souhaitons ainsi coopérer et mutualiser les compétences enseignées à nos élèves afin de les rendre acteurs et parti prenante de cette démarche.
Pour l’ensemble de ces raisons nous mettons en place un projet annuel afin de pouvoir mettre plusieurs actions en place, de récolter un maximum d’argent et de fédérer toutes les forces vives du Campus.
« Ensemble et par association » disait St Jean Baptiste de la Salle, c’est donc l’heure de mettre ces paroles en action.
Nous comptons environ 600 élèves, à nous de mettre à profit les valeurs que nous travaillons afin de permettre à un enfant d’être sauvé.
Nous aurons un contact avec la famille d’accueil de cet enfant et dès qu’il aura été identifié par l’association nous aurons un échange avec lui. Nous pourrons donc avoir un suivi de cet enfant dès son arrivée en France, de son quotidien avant et après son intervention (qui aura lieu à Toulouse) mais également après son retour dans son pays d’origine.
Plus d’informations sur le site de Mécénat Chirurgie Cardiaque !
Rachel COMBES et Frédéric NEAU
Le Campus s’engage dans la démarche Mon Restau Responsable® !
Soucieux du bien-être et de la santé des élèves, l’équipe de restauration du Campus s’inscrit depuis plusieurs années dans une démarche de progrès afin de proposer une cuisine saine, de qualité et respectueuse de l’environnement. Ce lundi 23 septembre marque un tournant : Le Campus La Salle Saint Christophe et API Restauration s’engage dans la démarche Mon Restau Responsable® !
FATMA Adda, conseillère régionale, ANDREJAC Bénédicte directrice diocésaine, CASALE Françoise conseillère départementale, BREIL Roger 1er adjoint à la Mairie de Masseube, Aurélie CALVEZ chargée de mission Trigone, Philippe LE QUELLEC directeur régional d’API Restauration, la direction du Campus et les producteurs locaux (Jambon d’Auch et la ferme de Prouzic), les parties-prenantes étaient présents à la séance d’engagement. Repenser la manière de concevoir ses menus, d’acheter des matières premières saines, de qualité et de proximité, de les préparer, de limiter le gaspillage ou encore de valoriser ses déchets. Avec 1200 repas servis chaque jour, les équipes de restauration ont fait le choix de privilégier les produits frais et locaux. En adoptant la garantie Mon Restau Responsable, le Campus s’engage à aller encore plus loin. Parmi les nouveaux engagements pris par les équipes de restauration du Campus :
- En matière de bien-être des convives :
- Proposer aux nouveaux élèves de visiter la cuisine lors de la journée d’intégration
- Introduire le « menu des élèves »
- Inclure au minimum un plat végétarien par semaine midi et soir
- En matière d’assiette responsable :
- Proposer 2x par semaine des produits bio et de saison.
- Former les cuisiniers à des nouvelles techniques de cuisson tel que la cuisson basse température
- En matière d’éco-gestes :
- Faire une pesée des déchets alimentaires une semaine par cycle
- Mettre en place un composteur : mis en place le 24 septembre.
- Mettre en place le tri du papier pour les locaux administratifs et la filière de recyclage
- Communiquer sur l’utilisation des produits d’entretien éco-labellisés afin de sensibiliser les convives
- En matière d’engagement social et territorial :
- Mettre en place une boîte à idées pour tous dans l’établissement sur les produits autour du développement durable
- Mettre en valeur les produits locaux ou labels de qualité (sur les menus, sur le self, dans la newsletter du Campus)
- Participer à la Semaine européenne de réduction des déchets et à la Semaine européenne du développement durable en 2019 et 2020
- Sensibiliser le personnel aux écogestes en cuisine à la démarche Mon Restau Responsable®
Mon Restau Responsable® : une démarche de progrès, gratuite et participative pour impulser le changement de pratiques
Repenser la manière de concevoir ses menus, d’acheter des matières premières saines, de qualité et de proximité, de les préparer, de limiter le gaspillage ou encore de valoriser ses déchets ne peut pas se faire en un jour et sans un minimum d’aide. C’est pourquoi la Fondation pour la Nature et l’Homme, créée par Nicolas Hulot, et Restau’Co, réseau qui représente la restauration collective en gestion directe, ont créé Mon Restau Responsable®, première garantie participative dédiée à la restauration collective. Pas de note, de label ou de classement, Mon Restau Responsable® propose une méthode souple et évolutive qui vise à impulser une démarche volontaire de progrès sur la durée, en privilégiant la concertation entre les différents acteurs locaux impliqués. Convives, producteurs, distributeurs, associations, élus… sont en effet parties-prenantes dès le début de la démarche et ce sont eux qui décernent la garantie Mon Restau Responsable®. Quatre domaines d’application sont pris en compte : le bien-être des convives, l’assiette responsable, les éco-gestes et l’engagement social et territorial.
Tricentenaire de Jean-Baptiste de La Salle
En cette semaine où nous fêtons le tricentenaire de Jean-Baptiste de La Salle, fondateur des frères des écoles chrétiennes dont dépend le Campus la Salle Saint Christophe, prenons le temps de revisiter sa vie.
Né en 1651 à Reims, Jean-Baptiste est l’ainé d’une famille nombreuse dont les parents décéderont vite. Jean-Baptiste a 18 ans et devient responsable de sa fratrie tout en suivant ses études pour devenir prêtre. Une charge qu’il accomplit avec sérénité et conviction.
Mais un jour, un homme, Adrien NYEL, vient à sa rencontre et le sollicite pour l’aider à fonder des écoles gratuites pour les enfants de la rue, livrés à eux-mêmes. Une RENCONTRE.
Jean-Baptiste accepte sans savoir où cela le mènerait. Il a souvent dit : « si j’avais su, je ne sais pas si j’aurais dit oui », et de pas en pas, de signes en signes, Jean-Baptiste a construit, avec ses frères, un projet unique en son genre pour l’époque et fortement novateur. Un PROJET.
La base de son projet est le regard porté sur chaque enfant, créature de Dieu et aimé de Dieu, il se doit de lui donner les chances de construire sa vie. Apprendre à lire, écrire et compter sont les bases indispensables pour prendre sa place dans la société de l’époque. Un REGARD.
Évidemment, les jalousies montent, les maîtres de l’époque, payés pour enseigner, se voient en danger par la pédagogie naissante et l’accueil de tous établie par Jean-Baptiste. Ce n’est plus un enseignement des riches individualisés, mais un enseignement structuré, pour tous, par classe, avec une progression adaptée à chaque jeune. Un combat, des luttes incessantes, des procès se font jour et Jean-Baptiste entouré de ses frères passe du doute à la hargne, du projet à la démission, de la volonté au découragement, mais le projet ne venant pas de lui, fort de sa confiance en Dieu, il a réussi. Un COMBAT.
Sa communauté de frère l’a entouré, l’a soutenu, l’a aidé à persévérer. Une COMMUNAUTÉ.
Son projet avait une particularité, responsabiliser chaque jeune, autant que possible en adaptant la tâche en fonction du jeune : le sonneur, le visiteur des malades, le bout de banc, etc. Des RESPONSABILISES.
Vers la fin de sa vie, il a vécu une grosse période de doute au point de laisser tomber en partant se réfugier à Parménie dans les Hautes Alpes. Ses frères lui ont ordonné de reprendre la gouvernance de la société. Sœur Louise l’a soutenu. Un DOUTE.
Il a pris les moyens d’éveiller ses élèves à la notion de solidarité, surtout envers les malades ou les plus démunis. Il a distribuer sa part d’héritage au plus pauvres pour lui permettre de vivre comme ses frères. Une SOLIDARITÉ.
Quelques mots pour expliquer cette vie donnée aux plus pauvres, vie découverte par deux ambassadeurs de 6ème qui se sont rendus à Pibrac, école et collège Lasallien, pour découvrir la vie de cet homme grâce à un grand jeu partagé avec les représentants de tous les établissements Lasallien d’Occitanie : deux élèves des classes de CM2 et 6ème venant de Perpignan, Nîmes, Montpellier, Frontignan, Toulouse, Castres, Rodez, Pibrac, Masseube. Une journée forte en découverte, en rencontre et en émotions qu’ils ont à charge de faire vivre à leurs camarades de classe.
Vie découverte par les élèves du Campus lors de la célébration de Noël à travers des mots clés, des valeurs importantes qui nous animent au quotidien. Toute l’année, les rencontres faites aident à avancer, pour chaque jeune un projet de vie à faire éclore, en portant sur chacun d’eux un regard d’espérance. Ce n’est pas tous les jours facile, ils doutent, nous doutons, mais ensemble nous menons le combat de la réussite grâce à une communauté éducative plurielle et convaincue de son action … nous semons et un jour, avec patience, nous voyons les premiers fruits. Les responsabilités confiées aident à cette construction et si le doute arrive, nous reprenons le bâton de l’espérance nourrit grâce aux succès du quotidien qui nous aident à y croire.
Une solidarité nait de tout cela, nous donnons, nous faisons au mieux pour chacun, nous relisons notre quotidien pour avancer malgré les difficultés, les erreurs, car rien n’est plus beau que la réussite de ces jeunes qui construisent dès aujourd’hui la société de demain que nous serons dans l’obligation de leur transmettre.
